Quejas, apelaciones, correcciones y retractaciones
La Revista de Filosofía UCSC examine les plaintes et les recours relatifs à ses décisions, à ses procédures éditoriales, aux contenus publiés et à l’action des personnes qui y participent. Les demandes seront traitées avec impartialité, confidentialité et indépendance, dans le respect du droit des personnes concernées de connaître les griefs pertinents et d’y répondre.
Les corrections, expressions de préoccupation et rétractations ont pour finalité de préserver l’exactitude et l’intégrité du registre académique. Elles ne constituent pas des sanctions à l’encontre des auteurs et ne peuvent être utilisées pour régler des différends personnels ou punir des comportements qui n’affectent pas la publication.
Présentation des plaintes et des recours
Les plaintes et les recours doivent être adressés à revistadefilosofia@ucsc.cl. La communication doit identifier le manuscrit, la publication, la décision ou l’action mise en cause ; décrire clairement les faits ; joindre les éléments disponibles et indiquer, le cas échéant, la mesure demandée.
La revue peut examiner des communications anonymes lorsqu’elles apportent des informations et des éléments suffisants pour permettre une évaluation responsable. L’absence d’identification de l’auteur de la plainte n’empêche pas son traitement, mais peut limiter la possibilité de vérifier les faits ou de communiquer le résultat.
La réception sera confirmée dans un délai de cinq jours ouvrables. La recevabilité et la procédure applicable seront, en règle générale, déterminées dans les quinze jours ouvrables suivant la réception. Les demandes manifestement infondées, imprécises, étrangères aux compétences de la revue ou réitérées sans apporter d’éléments nouveaux peuvent être rejetées par une réponse motivée.
Traitement et indépendance
Le Rédacteur en chef est chargé de coordonner le traitement des plaintes et des recours. Lorsqu’un recours porte sur une décision à laquelle il a participé, l’affaire est examinée par un Rédacteur associé qui n’y a pas pris part et n’a pas de conflit d’intérêts ou, si aucun ne remplit ces conditions, par un membre du Comité éditorial extérieur à l’UCSC.
Les signalements de manquements éthiques possibles sont examinés par le Rédacteur en chef avec un membre du Comité éditorial sans conflit d’intérêts. Lorsqu’une plainte ou un signalement concerne le Rédacteur en chef ou un Rédacteur associé, l’examen revient à deux membres du Comité éditorial extérieurs à l’UCSC et sans conflit d’intérêts. Lorsqu’il concerne un membre du Comité éditorial, celui-ci est exclu de son examen. S’il n’est pas possible de constituer une instance suffisamment indépendante, la participation de spécialistes externes sans conflit d’intérêts sera sollicitée. Nul ne peut statuer sur une plainte ou un recours relatif à une décision à laquelle il a directement participé.
La revue peut demander des informations aux parties, consulter des spécialistes indépendants et solliciter des informations auprès des institutions concernées. Les personnes mises en cause sont informées des aspects substantiels de la demande et disposent de quinze jours ouvrables pour répondre avant qu’une décision ne soit prise, sauf si cela risque de compromettre une enquête, la sécurité d’une personne ou le respect d’une obligation légale. L’identité de l’auteur d’un signalement reste confidentielle pendant toute la procédure, sauf consentement exprès de cette personne ou obligation légale.
Les informations ne sont communiquées qu’aux personnes qui doivent intervenir dans la procédure. La confidentialité n’empêche pas la revue de consulter l’Université, d’autres revues, les institutions d’affiliation ou les autorités compétentes lorsque cela est nécessaire pour établir les faits ou protéger l’intégrité du processus.
La revue s’efforcera de statuer sur les recours dans les trente jours ouvrables suivant leur admission et de clore les plaintes et les enquêtes dans un délai de soixante jours ouvrables. Lorsque la complexité d’un cas exige un délai plus long, elle informera les parties des raisons et de la date prévue de la décision.
Recours contre les décisions éditoriales
Les auteurs peuvent former un recours contre une décision éditoriale lorsqu’ils estiment qu’une erreur de procédure substantielle a été commise, que des informations pertinentes n’ont pas été prises en compte ou que le manuscrit ou les rapports ont été interprétés de manière manifestement erronée. Le simple désaccord avec la décision ou avec le jugement académique des évaluateurs ne constitue pas un motif suffisant.
Le recours doit être motivé et présenté dans les trente jours calendaires suivant la notification de la décision. De nouvelles versions du manuscrit ne doivent pas être jointes, sauf demande expresse.
La personne chargée d’examiner le recours peut consulter le dossier éditorial et solliciter un nouvel avis spécialisé. Sur cette base, elle peut confirmer de manière motivée la décision contestée ou l’annuler et ordonner la réouverture du processus éditorial. Un seul recours est admis par décision, et sa présentation ne garantit pas la modification de celle-ci.
Signalements de comportements graves
Les signalements relatifs au harcèlement, à la violence, à la discrimination, à l’abus d’autorité ou à d’autres comportements graves sont examinés dans les limites des compétences de la revue lorsqu’il existe des éléments vérifiables et un lien raisonnable avec :
- la fiabilité ou la conformité éthique d’une contribution ;
- l’intégrité du processus d’évaluation ou de la décision éditoriale ;
- la véracité de la qualité d’auteur, de l’affiliation ou des déclarations présentées ;
- l’existence de conflits d’intérêts non déclarés ; ou
- la sécurité des personnes qui participent aux activités ou aux processus de la revue.
La revue ne détermine pas de responsabilités pénales ou disciplinaires et ne procède pas à des appréciations générales sur la conduite morale des auteurs. L’existence d’un signalement, d’une accusation, d’une enquête en cours ou d’une controverse publique n’établit pas à elle seule une responsabilité et ne constitue pas un motif automatique de refus ou de rétractation.
Lorsque cela est nécessaire, la revue peut vérifier l’état de procédures institutionnelles ou judiciaires, demander des informations aux parties et activer les protocoles pertinents de l’Université. Elle peut également adopter des mesures préventives et proportionnées dans le cadre de ses propres processus, telles que le déport, la réaffectation ou la suspension temporaire d’une personne de fonctions éditoriales, d’évaluation ou de représentation. Ces mesures ne constituent pas une déclaration de responsabilité et doivent être réexaminées lorsque les éléments qui les ont justifiées évoluent.
Une contribution publiée ne fait l’objet d’une correction, d’une expression de préoccupation ou d’une rétractation que lorsque les faits signalés affectent directement sa fiabilité, sa conformité éthique ou l’intégrité de la procédure par laquelle elle a été acceptée. Les comportements étrangers à la publication ne justifient pas à eux seuls la modification du registre académique.
Examen des contenus publiés
Toute personne peut signaler des erreurs ou d’éventuels manquements concernant une contribution publiée, et les auteurs peuvent demander la correction ou la rétractation de leur propre travail lorsqu’ils constatent une erreur qui l’affecte. La revue procède à une évaluation préliminaire et, lorsqu’il existe des motifs suffisants, ouvre une enquête conformément à la procédure prévue par la présente politique.
Les divergences philosophiques, interprétatives ou méthodologiques ne constituent pas en elles-mêmes des erreurs éditoriales. Elles peuvent donner lieu à des réponses, à des discussions ou à de nouvelles contributions académiques, mais non à la modification du texte publié, sauf s’il est démontré qu’il contient des informations fausses, des références incorrectes, des déformations substantielles ou d’autres manquements à l’intégrité.
Selon la nature et la gravité du problème, la revue peut publier une correction, une expression de préoccupation ou une rétractation et, à titre exceptionnel, retirer un contenu.
La décision de publier une correction substantielle, une expression de préoccupation, une rétractation ou un avis de retrait appartient au Rédacteur en chef ou, lorsque celui-ci a un conflit d’intérêts, à la personne qui le remplace conformément à la politique d’Éthique de la publication. La mesure peut être adoptée même si les auteurs n’y consentent pas, à condition que les éléments soient suffisants et que les garanties procédurales aient été respectées.
Correction
Une correction est publiée lorsqu’une erreur ou une omission pertinente est identifiée sans invalider l’argument ou la contribution dans son ensemble. L’avis décrit clairement l’erreur et la correction apportée, indique s’il est publié à la demande des auteurs ou à l’initiative de la revue et demeure lié à la publication originale.
Les erreurs purement typographiques, orthographiques ou de présentation qui n’altèrent pas le sens peuvent être corrigées directement, avec une trace dans le registre éditorial interne. Lorsqu’une modification peut affecter l’interprétation, la citation ou l’identification du texte, elle fait l’objet d’une mention publique.
Expression de préoccupation
Une expression de préoccupation peut être publiée lorsqu’il existe des doutes graves et fondés sur l’intégrité ou la fiabilité d’une contribution, mais que les éléments disponibles ne permettent pas encore une décision définitive ; lorsqu’une enquête est en cours et que ses résultats risquent de se faire attendre longtemps ; ou lorsque l’institution compétente ne peut pas mener une enquête adéquate.
L’expression de préoccupation ne constitue ni une rétractation ni une déclaration de responsabilité. Elle doit indiquer les motifs qui la justifient et sera mise à jour ou remplacée par une correction, une rétractation ou un avis de clôture lorsque des éléments concluants seront obtenus.
Aucune expression de préoccupation ne sera publiée sur la base d’accusations ou de comportements personnels dépourvus de lien démontrable avec l’intégrité de la contribution.
Rétractation
Une contribution peut être rétractée lorsqu’il existe des éléments concluants établissant que son contenu n’est pas fiable ou que sa publication résulte d’un manquement substantiel. Parmi les motifs possibles figurent :
- des erreurs fondamentales qui invalident le travail ;
- la fabrication, la falsification ou la manipulation de sources, de données ou de matériaux ;
- le plagiat substantiel ou la publication redondante ;
- une recherche menée sans les autorisations éthiques requises ;
- une qualité d’auteur, une identité ou une documentation frauduleuses ;
- des atteintes graves au droit d’auteur ;
- une évaluation par les pairs manipulée ou compromise ; ou
- des conflits d’intérêts dont la dissimulation a substantiellement affecté l’évaluation ou la décision éditoriale.
Le refus d’un auteur de coopérer n’empêche pas la rétractation lorsque les éléments sont suffisants.
L’avis de rétractation indique clairement la contribution concernée, les motifs et l’instance qui adopte la mesure. Un langage objectif est employé et, dans la mesure du possible, les erreurs involontaires sont distinguées des comportements contraires à l’intégrité.
La contribution rétractée reste accessible, clairement identifiée comme telle et liée à l’avis correspondant. Son DOI, sa page et ses métadonnées sont conservés afin de maintenir la traçabilité du registre académique.
Retrait exceptionnel de contenus
La suppression du texte intégral n’intervient qu’à titre exceptionnel, lorsqu’elle est exigée par une décision judiciaire ou une obligation légale ; lorsque le contenu est manifestement illicite ; lorsqu’il porte gravement atteinte à la vie privée ou à la confidentialité d’une personne ; ou lorsque son maintien crée un risque grave et avéré auquel une correction ou une rétractation ne peut remédier.
Dans ces cas, la page de la publication et un avis expliquant le retrait sont conservés, sauf si une obligation légale empêche de fournir cette information. La revue ne procède à aucune suppression silencieuse du registre publié.
Décision et communication
Les décisions sont prises sur la base des éléments disponibles et communiquées par écrit aux personnes directement concernées. Lorsqu’une mesure publique s’impose, les auteurs en sont informés avant sa publication, sauf nécessité urgente de protéger des tiers ou de préserver l’intégrité du registre académique.
La revue peut communiquer des informations aux institutions d’affiliation ou à d’autres autorités lorsqu’il existe des indices suffisants d’un manquement nécessitant une enquête institutionnelle. Le simple dépôt d’un signalement ne justifie pas une telle communication.
Les actes et les décisions sont documentés et conservés de manière confidentielle. Les plaintes formulées de bonne foi ne donnent lieu à aucune mesure de représailles, même si elles ne sont finalement pas retenues.
La présente politique s’appuie sur les lignes directrices du COPE relatives aux rétractations et aux expressions de préoccupation, ainsi que sur les Principes de transparence et de bonnes pratiques dans l’édition scientifique.