Processus éditorial et évaluation par les pairs
La Revista de Filosofía UCSC soumet les articles de recherche et les traductions à une évaluation externe par les pairs. Les comptes rendus d’ouvrages ne sont pas soumis à une évaluation externe, mais font l’objet d’une évaluation éditoriale avant leur publication.
Le processus d’évaluation et de décision éditoriale, depuis la réception du manuscrit jusqu’à la communication de la décision finale, est géré au moyen de la plateforme électronique de la revue et comprend trois étapes. Les fonctions que la présente politique attribue au Rédacteur en chef sont exercées par la personne appelée à le remplacer lorsqu’un conflit d’intérêts survient, conformément à la politique d’Éthique et indépendance éditoriale.
Première étape : évaluation éditoriale
L’Équipe éditoriale procède à une évaluation préliminaire destinée à déterminer l’adéquation du manuscrit à la revue.
Dans le cas des articles de recherche, elle examine leur adéquation au champ et aux objectifs de la revue, la pertinence philosophique du problème abordé ainsi que l’existence d’une thèse ou d’un objectif clairement identifiable. Elle vérifie également que le texte présente un développement argumentatif cohérent, dialogue avec une bibliographie académique pertinente et propose une contribution identifiable à la discussion philosophique. Cette évaluation permet de déterminer si le manuscrit relève effectivement de la catégorie des articles de recherche et s’il réunit les conditions académiques minimales requises pour être soumis à une évaluation externe.
Dans le cas des traductions, l’évaluation prend en considération la pertinence philosophique et académique du texte, la justification d’une nouvelle version et sa contribution à l’accès, à l’étude ou à la discussion de l’œuvre traduite. Elle vérifie également l’identification de l’édition utilisée, l’existence des autorisations nécessaires et, le cas échéant, la présence d’une introduction ou d’un appareil critique permettant de contextualiser adéquatement le texte.
Les comptes rendus d’ouvrages ne doivent pas se limiter à résumer le contenu d’une œuvre. Ils doivent en reconstruire les principales thèses, la situer dans le développement intellectuel de son auteur ou dans le courant ou la problématique philosophique auxquels elle appartient, et proposer une appréciation critique et argumentée de ses apports, de sa portée et de ses limites.
Au cours de cette première étape sont également vérifiés le caractère original et inédit de la soumission, le respect des exigences éditoriales indispensables et, le cas échéant, l’anonymisation correcte du fichier.
À l’issue de cette évaluation, le Rédacteur en chef peut rejeter le manuscrit ou demander des modifications. Dans le cas des articles de recherche et des traductions, il peut également décider de leur envoi en évaluation externe ; dans le cas des comptes rendus d’ouvrages, il peut en accepter la publication.
Deuxième étape : évaluation externe par les pairs
Les manuscrits qui franchissent l’étape de l’évaluation éditoriale sont envoyés à au moins deux spécialistes indépendants et extérieurs à l’UCSC, sélectionnés en fonction de leur compétence dans le domaine du manuscrit et après déclaration de l’absence de conflits d’intérêts. Les membres de l’Équipe éditoriale et du Comité éditorial n’interviennent pas comme évaluateurs des manuscrits.
L’évaluation est réalisée selon le principe du double anonymat : la revue ne communique pas l’identité des auteurs aux personnes chargées d’évaluer le manuscrit, ni l’identité des évaluateurs aux personnes qui l’ont soumis.
L’évaluation externe porte principalement sur les dimensions conceptuelles et académiques du manuscrit. Pour les articles de recherche, sont notamment prises en considération l’originalité de la contribution, la rigueur et la cohérence de l’argumentation, la pertinence des sources ainsi que l’importance du travail pour la discussion philosophique. Pour les traductions, sont examinées la fidélité et la précision conceptuelle, la qualité philosophique et linguistique de la version, la pertinence du texte traduit et, le cas échéant, la cohérence de son appareil critique.
Il n’appartient pas aux évaluateurs de réviser les aspects purement formels ou typographiques, sauf lorsque ceux-ci compromettent la compréhension, la rigueur ou la cohérence académique du manuscrit.
Les évaluateurs remettent des rapports motivés et formulent une recommandation d’acceptation, d’acceptation sous réserve de modifications ou de rejet. Ces recommandations ne constituent pas en elles-mêmes une décision éditoriale et ne sont pas contraignantes pour la revue.
Lorsque les rapports divergent de manière substantielle, le manuscrit est envoyé à un troisième évaluateur externe répondant aux mêmes exigences d’indépendance, de compétence et d’absence de conflits d’intérêts. Aucun membre de l’Équipe éditoriale ni du Comité éditorial n’intervient comme arbitre pour départager des rapports divergents.
Les manuscrits, fichiers complémentaires, données personnelles, communications éditoriales et rapports d’évaluation sont confidentiels. L’Équipe éditoriale et les évaluateurs ne peuvent reproduire, distribuer, communiquer à des tiers ni utiliser à leur propre bénéfice les documents ou informations confidentiels obtenus au cours du processus d’évaluation. Cette obligation demeure après la clôture de la procédure pour toute information qui n’est pas devenue publique.
Pour des raisons de confidentialité, l’Équipe éditoriale et les évaluateurs ne peuvent introduire, téléverser ni partager, en totalité ou en partie, les manuscrits ou les documents qui leur sont associés dans des systèmes d’intelligence artificielle générative, quelle que soit la finalité de leur utilisation. Les autres conditions applicables à ces outils sont établies dans la politique relative à l’Usage et aux limites de l’intelligence artificielle.
La décision éditoriale appartient au Rédacteur en chef, qui la prend en tenant compte des rapports externes et des autres éléments du processus. Il peut s’écarter de manière motivée des recommandations formulées lorsque des raisons académiques ou éthiques suffisantes le justifient ; dans ce cas, les motifs sont consignés dans le dossier éditorial et communiqués aux auteurs.
À l’issue de cette étape, le Rédacteur en chef peut accepter le manuscrit, le rejeter ou demander la présentation d’une nouvelle version. La décision et les rapports correspondants sont communiqués au moyen de la plateforme, tout en préservant l’anonymat des évaluateurs.
Troisième étape : examen des modifications
Toute nouvelle version du manuscrit doit être accompagnée d’une lettre de réponse dans laquelle les auteurs expliquent les modifications apportées et indiquent leur emplacement dans la nouvelle version. Lorsqu’une recommandation n’est pas intégrée, ils doivent exposer de manière motivée les raisons de cette décision. Les nouvelles versions qui ne sont pas accompagnées de cette lettre ne poursuivront pas le processus éditorial.
Le Rédacteur en chef examine la nouvelle version et la lettre de réponse. Lorsque les modifications demandées par les évaluateurs sont substantielles, la nouvelle version est de nouveau soumise à une évaluation externe, de préférence auprès des mêmes évaluateurs ; lorsqu’elles sont mineures, le Rédacteur en chef en vérifie l’intégration. Selon le résultat, le manuscrit peut être accepté, faire l’objet de nouvelles demandes de modification ou être rejeté.
Des modifications peuvent être demandées à l’issue de chacune des trois étapes et n’impliquent pas, en elles-mêmes, l’acceptation du manuscrit.
Délais
L’évaluation éditoriale préliminaire vise à être réalisée dans les quinze jours suivant la réception du manuscrit. La première phase d’évaluation externe a une durée estimée de huit semaines à compter de l’envoi du travail aux évaluateurs. Ces délais sont indicatifs et peuvent varier en fonction de la disponibilité des spécialistes, de la complexité du manuscrit et de l’éventuelle nécessité de nouvelles évaluations ou corrections.
Le processus se déroule conformément à la politique d’Éthique et indépendance éditoriale. Les objections relatives à la procédure ou à une décision éditoriale sont traitées conformément à la politique de Réclamations et recours.