La Revista de Filosofía UCSC exerce ses activités conformément aux principes d’intégrité, de rigueur académique, de responsabilité, d’impartialité, de transparence et d’indépendance éditoriale. La présente politique établit les responsabilités éthiques des personnes qui participent à ses processus ainsi que les procédures destinées à prévenir et à traiter les manquements à l’éthique de la publication.

La revue prend pour cadre de référence les Core Principles du Committee on Publication Ethics (COPE) ainsi que les lignes directrices publiées par cette organisation à l’intention des revues et des équipes éditoriales, en particulier ses directives relatives aux rétractations et aux expressions de préoccupation. Les textes complets de ces documents sont accessibles par les liens figurant à la fin de la présente politique. Cette politique s’applique aux auteurs et aux évaluateurs, à l’Équipe éditoriale, au Comité éditorial, aux éditeurs invités ainsi qu’à toute autre personne intervenant dans la réception, l’évaluation, la décision ou la publication des contenus de la revue.

Tous les contenus publiés sont soumis à une supervision éditoriale. Les articles de recherche et les traductions sont en outre soumis à une évaluation externe conformément à la politique de Processus éditorial et évaluation par les pairs.

Organes éditoriaux

L’Équipe éditoriale est composée du Rédacteur en chef et des Rédacteurs associés figurant sur la page Équipe éditoriale. Le Rédacteur en chef prend les décisions relatives aux manuscrits, tandis que les Rédacteurs associés collaborent à la gestion éditoriale et le remplacent dans les situations prévues par la présente politique.

Le Comité éditorial, composé majoritairement de spécialistes issus d’autres institutions, exerce une fonction de conseil académique. Ses membres n’évaluent pas les manuscrits et ne participent pas ordinairement aux décisions les concernant. À titre exceptionnel, l’un de ses membres peut être désigné pour gérer un manuscrit ou examiner une question éthique dans les situations prévues par la présente politique. L’exercice de ces fonctions éditoriales ne fait pas de cette personne un évaluateur du manuscrit et ne remplace pas, lorsqu’elle est requise, l’évaluation externe par les pairs.

Indépendance éditoriale

Les décisions relatives aux manuscrits relèvent du Rédacteur en chef ou de la personne qui le remplace lorsqu’un conflit d’intérêts survient. Elles sont prises en tenant compte de l’adéquation du manuscrit au champ et aux objectifs de la revue, de sa qualité et de sa pertinence académiques, des rapports d’évaluation et du respect des politiques éditoriales.

L’indépendance éditoriale n’implique pas l’absence d’un profil académique défini. L’adéquation au champ et aux objectifs de la revue constitue un critère légitime de sélection ; ce critère délimite les problèmes et les traditions qui intéressent la revue, et non les thèses qu’un manuscrit doit soutenir. Aucune autorité institutionnelle, source de financement, intérêt commercial ou personne extérieure à la procédure éditoriale ne peut déterminer l’acceptation ou le rejet d’un manuscrit ni exiger qu’il défende des conclusions préalablement établies.

Les rapports des évaluateurs constituent des recommandations motivées et non des décisions contraignantes. Le Rédacteur en chef peut s’en écarter lorsqu’il existe des raisons académiques ou éthiques suffisantes. Dans ce cas, les motifs sont consignés dans le dossier éditorial et communiqués aux auteurs.

Responsabilités éthiques

Les auteurs sont responsables de l’authenticité et de l’exactitude des travaux soumis, du respect des normes éthiques et juridiques applicables ainsi que de la véracité des déclarations fournies à la revue. Les exigences relatives à l’originalité, au plagiat, à la publication redondante, à la qualité d’auteur, à l’utilisation de contenus protégés et aux autorisations de traduction sont établies dans la politique d’Intégrité, originalité et qualité d’auteur. Les auteurs doivent collaborer aux demandes d’information, de clarification ou de correction formulées pendant le processus éditorial ou après la publication.

Les évaluateurs ne doivent accepter que les missions pour lesquelles ils disposent de compétences suffisantes. Ils doivent agir avec impartialité, formuler des observations motivées et respectueuses, déclarer tout conflit d’intérêts et préserver la confidentialité des documents reçus.

L’Équipe éditoriale doit appliquer les politiques de manière cohérente, sélectionner des évaluateurs compétents, protéger la confidentialité du processus, documenter les décisions pertinentes et intervenir face à de possibles manquements éthiques. La revue favorisera la mise à jour périodique des connaissances de ses membres en matière d’éthique de la publication en prenant pour référence les orientations de COPE, et mettra à la disposition des évaluateurs des instructions écrites relatives à leurs responsabilités.

Toutes les personnes intervenant dans le processus doivent adopter un comportement professionnel et respectueux. La revue n’admettra aucune conduite de harcèlement, d’intimidation, de représailles, de dénigrement personnel ou de pression indue.

Impartialité, non-discrimination et usage du langage

Les manuscrits sont évalués en fonction de leur contenu, de leur mérite académique et de leur adéquation au champ et aux objectifs de la revue. Les décisions éditoriales ne peuvent être fondées sur la nationalité, l’origine ethnique, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’âge, le handicap, la religion, la position politique ou l’affiliation institutionnelle des auteurs.

Afin de préserver la diversité institutionnelle des auteurs, et conformément au Règlement des revues académiques de l’Universidad Católica de la Santísima Concepción, la revue veille à ce que les articles affiliés à l’UCSC ne représentent pas plus de 10 % des travaux publiés sur une période mobile de douze mois. Cette mesure peut avoir une incidence sur la programmation de la publication de ces travaux, mais non sur l’évaluation de leur mérite académique, qui est soumise aux mêmes critères que toute autre soumission.

Le désaccord théorique, philosophique, politique ou religieux ne constitue pas en lui-même un motif de rejet ni un conflit d’intérêts. L’examen critique et argumenté de concepts, de doctrines, de textes ou de pratiques controversés ne constitue pas non plus, en lui-même, une expression discriminatoire.

Les contributions doivent employer un langage académique clair, précis et respectueux, exempt d’expressions discriminatoires, de dénigrement personnel et de stéréotypes injustifiés. La revue n’impose aucune forme particulière de langage inclusif et admet les stratégies compatibles avec les normes grammaticales de la langue du manuscrit, notamment les substantifs génériques ou collectifs, les formes doubles et les constructions impersonnelles. Les formes morphologiques non normatives ne peuvent être employées que lorsqu’elles constituent elles-mêmes l’objet de l’analyse ou figurent dans une citation textuelle.

Conflits d’intérêts

Il existe un conflit d’intérêts lorsqu’une relation ou un intérêt personnel, familial, académique, intellectuel, professionnel, institutionnel ou financier peut affecter, ou peut raisonnablement sembler affecter, l’impartialité d’une personne dans le processus éditorial. L’appartenance à une organisation ayant un intérêt direct dans les conclusions du manuscrit peut également constituer un conflit d’intérêts.

Peuvent notamment constituer des conflits l’appartenance à la même institution, équipe ou projet ; une relation de coécriture, de collaboration ou de direction académique au cours des trois dernières années ; une relation hiérarchique ou personnelle étroite ; un différend professionnel ; un intérêt financier lié au manuscrit ; une participation préalable à son élaboration ; ou la possibilité de retirer un avantage direct ou de subir un préjudice direct du fait de sa publication.

Le fait de travailler sur le même sujet, d’appartenir au même courant philosophique, de défendre une position différente, d’être cité dans le manuscrit ou d’avoir publié des travaux pertinents pour son développement ne constitue pas en soi un conflit. Toutefois, si le manuscrit examine directement l’œuvre d’un évaluateur potentiel et que cette circonstance est susceptible de compromettre son impartialité, elle doit être signalée au Rédacteur en chef.

Tous les auteurs doivent déclarer leurs conflits d’intérêts, y compris lorsqu’ils doivent indiquer qu’il n’en existe aucun. Les évaluateurs, les éditeurs et toute autre personne intervenant dans le traitement d’un manuscrit doivent signaler tout conflit potentiel avant d’accepter leur fonction ou dès qu’ils en prennent connaissance.

Selon la nature du conflit, le Rédacteur en chef peut imposer le retrait ou le remplacement de la personne concernée, réattribuer le manuscrit ou prendre toute autre mesure nécessaire pour préserver l’impartialité. Lorsque le conflit concerne le Rédacteur en chef, la gestion et la décision sont confiées à un Rédacteur associé sans conflit d’intérêts ou, si le conflit concerne également les Rédacteurs associés, à un membre du Comité éditorial extérieur à l’UCSC et sans conflit d’intérêts, désigné spécifiquement pour ce manuscrit.

Soumissions des membres de la revue

Les membres de l’Équipe éditoriale ou du Comité éditorial peuvent soumettre des contributions à la revue, mais ils ne bénéficient d’aucun traitement préférentiel et ne peuvent intervenir dans leur traitement éditorial.

Lorsque le Rédacteur en chef ou un Rédacteur associé est auteur ou coauteur d’un manuscrit, celui-ci est géré par un membre du Comité éditorial extérieur à l’UCSC et sans conflit d’intérêts, désigné spécifiquement pour ce cas. Cette personne agit comme éditeur ad hoc : elle réalise l’évaluation éditoriale préliminaire, sélectionne les évaluateurs externes et prend la décision éditoriale. Elle n’agit pas comme évaluateur du manuscrit, et le travail est soumis à la même procédure d’évaluation externe que toute autre soumission de la même catégorie.

Les auteurs liés à la revue sont exclus de l’accès au manuscrit sur la plateforme, aux rapports, aux délibérations et à la décision. Les manuscrits soumis par des membres du Comité éditorial suivent la procédure ordinaire, l’auteur étant de la même manière exclu de toute intervention dans leur traitement.

Si le manuscrit est publié, l’article comporte une note indiquant le lien de l’auteur avec la revue ainsi que l’identité de la personne ayant géré le processus éditorial. Les mêmes règles s’appliquent aux éditeurs invités et aux numéros thématiques. Nul ne peut gérer son propre manuscrit ni un manuscrit à l’égard duquel il existe un conflit d’intérêts.

Supervision éthique de la recherche

L’analyse philosophique ordinaire d’œuvres, de documents, de traductions ou de corpus textuels ne requiert pas, en elle-même, l’approbation d’un comité d’éthique. Toutefois, lorsqu’une recherche implique des personnes ou des communautés, des entretiens, des enquêtes, des témoignages non publics, des données personnelles ou sensibles, des groupes en situation de vulnérabilité ou d’autres matières soumises à une supervision éthique, elle doit respecter les normes institutionnelles et juridiques applicables.

Lorsque cela est requis, les auteurs doivent avoir obtenu au préalable l’approbation d’un comité d’éthique compétent et dûment accrédité ou reconnu. Lors de la soumission, ils doivent joindre la décision correspondante et identifier le comité, la date ainsi que le code ou numéro d’approbation. Ils doivent également déclarer, lorsque cela est pertinent, l’obtention du consentement éclairé et les mesures adoptées pour protéger l’identité, la vie privée et la confidentialité des participants.

Si la recherche est exemptée d’approbation éthique, cette exemption doit être attestée par le comité compétent lorsque les règles institutionnelles le prévoient. Dans les autres cas, les auteurs doivent expliquer le fondement de cette exemption, et le Rédacteur en chef peut solliciter l’avis d’un comité ou d’un spécialiste indépendant. Cette consultation ne remplace pas l’approbation préalable qui aurait dû être obtenue et ne permet pas d’accorder une autorisation éthique rétroactive.

Confidentialité, données personnelles et intégrité du processus

Les manuscrits, fichiers complémentaires, rapports et communications éditoriales sont confidentiels et ne peuvent être consultés que par les personnes qui doivent intervenir directement dans leur gestion, leur évaluation ou la décision les concernant. Les données personnelles des auteurs et des évaluateurs sont traitées conformément à la politique de Confidentialité et utilisation des informations ainsi qu’à la législation chilienne en vigueur relative à la protection des données personnelles, et sont utilisées exclusivement pour la gestion éditoriale et les autres finalités légitimement portées à la connaissance des personnes concernées par la revue.

Les éditeurs et les évaluateurs ne peuvent partager, utiliser ni exploiter à leur propre profit le contenu non publié d’un manuscrit, ni introduire ou téléverser, en totalité ou en partie, les manuscrits ou les documents qui leur sont associés dans des systèmes d’intelligence artificielle générative. Les autres conditions applicables à ces outils sont établies dans la politique relative à l’Usage et aux limites de l’intelligence artificielle.

L’Équipe éditoriale et les évaluateurs ne peuvent demander l’ajout de références non pertinentes à la revue, à leurs propres publications ou à celles de tiers. Toute recommandation bibliographique doit être académiquement justifiée. Sont également interdites la manipulation du processus d’évaluation, l’usurpation d’identité, les accords de citation ou toute pratique visant à altérer illégitimement le processus éditorial ou les indicateurs bibliométriques.

Traitement des possibles manquements éthiques

La revue examine les signalements ou soupçons de manquements éthiques apparus avant, pendant ou après la publication, en prenant pour référence les lignes directrices et les diagrammes de décision de COPE applicables à chaque cas. Les communications peuvent être adressées à revistadefilosofia@ucsc.cl, et leur réception sera accusée dans un délai de cinq jours ouvrables. Les communications anonymes peuvent être prises en considération lorsqu’elles fournissent des informations suffisamment précises et vérifiables.

L’examen est conduit par le Rédacteur en chef avec un membre du Comité éditorial ne présentant aucun conflit d’intérêts avec l’affaire. Lorsque le signalement concerne le Rédacteur en chef ou un Rédacteur associé, l’examen est confié à deux membres du Comité éditorial extérieurs à l’UCSC et sans conflit d’intérêts. Lorsqu’il concerne un membre du Comité éditorial, celui-ci est entièrement exclu de l’examen. Si la nature de l’affaire ne permet pas de constituer une instance interne suffisamment indépendante, la revue peut solliciter la participation de spécialistes externes sans conflit d’intérêts.

Les personnes concernées sont informées des faits pertinents et disposent de quinze jours ouvrables pour présenter leurs explications et les éléments correspondants avant qu’une décision ne soit prise. Les informations communiquées doivent être suffisantes pour leur permettre de répondre de manière argumentée aux questions soulevées.

L’identité de la personne ayant formulé un signalement demeure confidentielle pendant toute la procédure, sauf consentement exprès de cette personne ou obligation légale. La revue ne prendra aucune mesure défavorable à l’encontre d’une personne ayant signalé de bonne foi un possible manquement.

La présentation d’un signalement ne signifie pas que le manquement a été établi. Les décisions doivent se fonder sur les éléments disponibles et distinguer l’erreur de bonne foi, la négligence et la conduite délibérément fautive. La revue s’efforcera de conclure l’examen dans un délai de soixante jours ouvrables et informera les personnes concernées lorsque la complexité de l’affaire nécessitera un délai supplémentaire.

Selon la nature de l’affaire, la revue peut demander des informations complémentaires, suspendre le processus éditorial ou consulter des spécialistes, des comités d’éthique ou d’autres instances compétentes. Lorsque des éléments suffisants existent et que la nature ou la gravité des faits le justifie, la revue peut transmettre la situation à l’institution d’affiliation concernée ou à une autre instance compétente afin qu’elle mène les investigations relevant de ses attributions.

Avant la publication, la revue peut décider de poursuivre le processus, demander des éclaircissements ou des modifications, suspendre temporairement la décision ou rejeter le manuscrit. Si le contenu a déjà été publié, la politique de Réclamations, recours, corrections et rétractations s’applique.

Aucune sanction automatique ne sera appliquée. Toute restriction éditoriale, telle que la suspension temporaire de la réception de nouvelles soumissions d’un auteur, doit être proportionnée à la nature et à la gravité des faits, être dûment motivée et pouvoir faire l’objet d’un recours.

Réclamations, recours et mise à jour

Les objections relatives à la procédure éditoriale, à une décision, à la gestion d’un conflit d’intérêts ou à un possible manquement sont traitées conformément à la politique de Réclamations, recours, corrections et rétractations et examinées par une personne qui n’a pas participé à la décision contestée.

La revue conserve des registres internes des décisions éthiques pertinentes et révise périodiquement la présente politique, ainsi que chaque fois que les orientations de COPE, la réglementation applicable ou les procédures effectivement employées par la revue sont modifiées, afin que les informations publiées correspondent à sa pratique éditoriale.

Documents de référence